Lyonnaise d’adoption et anneyronnaise de souche, Sandrine Gairaud, 27 ans, vient de se distinguer en obtenant le label de l’Observeur du Design.  L’observeur du design est la seule compétition française qui bénéficie du label « international compétition » de l’ICSID/IDA (International Council of Societies of Industrial Design- a Partner of the International Design Alliance), institution de référence en matière de design. La distinction n’est donc pas anodine. Evénement annuel, il permet de montrer aux entreprises de tous les secteurs que le design est un facteur de différenciation incontournable et qu’il constitue une force de proposition pour l’avenir. Le jury est organisé selon les règles internationales, composé de professionnels et d’experts se réunissant dans l’exposition quelques jours avant l’inauguration. Le comité de labellisation décerne le Label de l’Observeur du design aux réalisations qui intègrent une démarche de design centrée sur les utilisateurs, sur l’usage et témoignant d’une attitude de responsabilité sociale et environnementale. En 2014, 165 réalisations ont reçu ce label. Le projet sur lequel Sandrine Gairaud à travaillé a obtenu le label 2015.

Dans le cas de Sandrine Gairaud, c’est grâce à un triporteur électrique adapté aux modes de circulation d’aujourd’hui qu’elle a obtenu ce label. Celui-ci permet que l’objet réalisé soit exposé à la cité des sciences et de l’industrie et du même coup soit vu par environ 200 000 visiteurs pour chaque période de 4 mois, mieux que n’importe quelle vitrine. De plus, toutes les réalisations labellisées sont présentées dans un catalogue, outil de promotion pour les industriels et designers. Le produit est également présenté lors de différentes expositions itinérantes. Enfin; et, cela compte pour Sandrine Gairaud, il permet que le design soit présenté au grand public.

Sandrine explique:  » à la base je voulais être architecte, mais en faisant mes études d’arts appliquée j’ai découvert le design. Pas le design « onéreux et inutile mais beau » mais le design aux services des personnes, utile ».

« Le design est un mélange d’art et de sciences (matériaux, fabrication.) et les projets ne sont jamais les même. Je suis une persone qui se lasse vite donc le design est parfait pour moi. » Ce triporteur de marque Kleuster et de nom Freegônes n’est pas son premier projet :  » j’ai déjà fait plusieurs autres projets avant, bagagerie, bijoux, packaging, montre, jouet, mais le triporteur est le plus gros projet et le seul avec un label » dit-elle. Dans ce cas précis elle est intervenue sur le pédalier, les rétros et les collections textiles pour les différents modèles mais à la base c’est pour la cabine que l’entreprise à fait appel à elle. Pour la partie purement technique elle a oeuvré en lien avec Jérôme Pouey.

Ravie de cette distinction, Sandrine Gairaud espère que cela lui ouvrira des perspectives dans l’avenir.  » Pour ce qui est d’ouvrir des portes, je l’espère! J’espère avoir de nouveau clients grâce à l’expo à la cité des sciences qui dure 1 ans. De toute façon c’est déjà super car ça « valide » mon travail, quand je rencontre de nouveaux clients c’est un gros plus pour les convaincre. » explique-t-elle. De plus, ce genre de travail fait son bonheur, elle qui a toujours aimé créer, concevoir : « enfant, j’étais créative et manuelle. J’aimais retaper des petits objets ou des meubles que mon père me donnais ou encore me fabriquer mes vêtements » dit-elle. Son père, Michel Gairaud, pharmacien en retraite, est un ancien élu et actuel président du club photo d’Anneyron. Sandrine Gairaud a quitté Anneyron à l’âge de 19ans et elle travaille sous le statut d’auto entrepreneur. Des projets elle en a d’autres en tête mais, bien sûr, ils sont encore secrets.